[H]i___℮v℮яyвσdy_____________________________

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Sur cet article, vous pouvez faire une pub pour votre blog.

Si vous en avez envie, vous mettez le résumé de votre fiction ou la description de votre blog.
Et vous aurez un lien.



Je vous metterais toutes ( ou tous... Qui sait... )




Voilà. La fiction peut commencer.

Je vais juste vous présenter le perso principal.



[A]ngélique: Plus communément appelée Angie. ( En rapport avec la chanson des Rolling Stone ). Elle déteste son prénom, c'est pour ça que depuis toute petite, elle se fait appeler Angie. Elle a 17 ans, elle est chatain avec les yeux noisettes clers, et elle fait 1m63. Ses parents s'ont jamais vraiment existés. Ils n'étaient jamais là, toujours en voyage d'affaire. Elle habite maintenant avec son colocataire, Georg. Elle n'écoute que du Rock. Les Beatles, Rolling Stone, My Chemical, Indochine, Pleymo, System, The Used, Blankass...




Pour le reste, vous découvrirez tout au long de la fic.







Pix: be my. ( Don't tuch )

# Gepost op donderdag 07 juni 2007, 13u37

Gewijzigd op donderdag 29 mei 2008, 16u04

[C]hapitre I.

*

*Un hôpital quelque part dans Paris.




- Mademoiselle, vous êtes enceinte de deux mois.

- Pardon ?

Il me regarde et me fait un sourire compatissant. Un sourire compatissant...

- Avez-vous pensez à l'avortement.

- Ca jamais.


Je me lève brusquement du fauteuil et pars en courant. Les larmes coulent le long de mes joues. Comme si les épreuves que j'avais vécues récemment n'étaient pas suffisantes à faire mon malheur. Il fallait en plus que je tombe enceinte. Je suis sûre que s'il l'avait su, il aurait était le papa le plus heureux du monde. Oh oui, j'en suis sûre. Je l'imagine déjà entrain de sauter partout. Je ne fais que l'imaginer...
Je sors dehors et respire un grand coup. Je déteste l'odeur des hôpitaux. Je trouve qu'une odeur de mort y règne. Et puis, je n'aime pas les médecins. Ceux sont des gens trop sur d'eux. Et je déteste les gens surs d'eux, parce que la plupart du temps, ils ont tords.
Je marche dans les rues de Paris. J'adore Paris. La ville de tous les rêves.
Et puis j'aime voir tous ces gens pressés. Ils me font rirent. On dirait qu'ils ont tous ratés une étape de leur vie et qu'ils essaient de regagner le temps perdu. Ce qui est bien sur impossible. Paris... La ville des rêves.
J'arrive à notre appartement. Il n'est pas loin de l'hôpital. Ca ne me plait pas trop d'ailleurs. L'impression de mort qui flotte au dessus de moi et encore plus prononcée. Je ne peux pas dire que me vie soit très heureuse en ce moment. Elle est un peu comme le ciel au dessus de ma tête. Grise et recouverte de nuages.
Je monte péniblement les escaliers. Je déteste l'ascenseur. Le fait d'être enfermé dans un endroit clos me fait peur. Les médecins disent que c'est de la claustrophobie, moi je dis que c'est de la prudence. Je pose ma main sur le mur et respire.
Même cet escalier me rappel trop de souvenirs. Je respire encore une fois et reprends mon ascension.
J'arrive enfin devant la porte. Je passe la clef à l'intérieur de la serrure. Mais, quelqu'un ouvre de l'intérieur. La porte s'ouvre, je vois son visage. Il est toujours aussi beau.
Les larmes coulent le long de mes joues. Je suis comme paralysée. Enfin un rayon de soleil dans ma terne vie. Il me sourit et fait un pas vers moi. Il me prend dans ses bras et me caresse le dos. De haut en bas. Comme toujours. Je ne sais pas pourquoi, mais il m'a toujours caressé le dos de cette manière. Ca me détend.
Il défait notre étreinte qui durait depuis plusieurs secondes, puis il me regarde. Il ôte la mèche qui me barre le visage et essuie mes larmes avec ses pouces. Puis, comme avant, il colle son front au mien. C'était un rituel pour se donner du courage.

- Tu m'as manqué...

- Ca ne fait que cinq mois.

Je le regarde, un peu déçue. Je baisse les yeux. Je crois que je deviens trop émotive. Vous croyez que les hormones font déjà effet au bout de deux mois ?
Je sèche mes larmes d'un revers de main et ne le regarde toujours pas.
Lui, reprend mes mains et me dit simplement :

- Mais en cinq mois, tu m'as terriblement manquée.

Il me reprend dans ses bras et me serre encore plus fort. On reste sur le pas de la porte pendant plusieurs minutes. Puis, il me dit « J'ai faim. ». Nous deux et les longs moments d'amitiés intenses, ça ne nous réussit pas trop je crois. Nous nous adorons, nous le savons. Les démonstrations ne sont pas vraiment utiles. Mais là, j'ai passé cinq mois loin de lui. Il faut me comprendre.

- Je te fais à manger ?

Je le regarde et hausse un sourcil. Je n'ai encore jamais entendu cette phrase sortant de sa bouche. Ca m'étonne, vraiment.

- J'aime pas les sandwichs.

- Ah... C'est embêtant.

Il me regarde avec un air dépité. Je ris. La première fois que je ris depuis deux mois. Deux mois sans rire, sans même sourire. C'est long vous savez.
On rentre à l'intérieur et je vais dans la cuisine. Je regarde dans les placards, je n'ai absolument rien à manger. J'ai vraiment tout négligé depuis ces deux mois.

- Est ce que des pâtes ça te va ?

- Si ça vient de toi, oui.

Je le regarde et lui souris. Il sait. Il me connaît par c½ur. Il sait ce que je pense, j'aurais beau lui dire le contraire, il ne me croirait pas.
Je sors le paquet de pâtes et les mets dans l'eau bouillante. Puis, il s'adosse à la table derrière moi. Je sens son regard me brûler le dos. Il veut m'en parler, je le sens. Je ne suis pas contre, mais je crois que moins j'y pense, plus j'ai de chance de m'en sortir.

- Est-ce que tu tiens le coup ?

Je me retourne, sans sourire. Vous savez, je ne lui ai jamais menti. Je ne vois pas pourquoi je commencerais maintenant.

- J'essais. Mais, c'est dur tu sais.

Il ne me répond pas. Et il ne fait pas ce genre de sourire. Les sourires que les gens font quand ils ont pitiés. Je déteste la pitié, je trouve que c'est un sentiment misérable et indigne venant d'un homme.

- Tu as revus ses parents ?

- Non, je ne veux pas les voir. Tu sais très bien qu'ils ne m'ont jamais aimés.

- Oui, mais il est peut être temps d'enterrer la hache de guerre.

- Non, je ne pense pas. Chacun fait son deuil comme il peut. Qu'ils me laissent faire le mien.

Je retourne à mes pâtes. Mes yeux brillent. Je crois qu'une ou deux larmes tombent dans la casserole d'eau. Les pâtes auront peut être un goût de tristesse. Ca ne va pas beaucoup changer de ces derniers temps.
Il se lève, j'entends le bruit de ses chaussures sur le carrelage de la cuisine. Il se poste derrière moi et m'enlace de ces bras. Il est grand, il les met sur mes épaules.
Je sèche la larme qui coule sur ma joue. J'essais de reprendre de l'assurance, pour pouvoir lui parler sans que ma voie tremble.

- Et ta tournée ? Comment c'est elle passée ?

- Très bien. Les fans sont géniaux. Mais je n'y crois toujours pas. Les gens qui prononcent les paroles des chansons que vous avez composées. C'est étrange tu sais.

- Oui, mais tu es heureux.

- Oui, mais il m'a manquée une chose.

Je me retourne. Je tourne dans le vide ses bras et me retrouve a quelques centimètres de son torse. Je dois lever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux.

- Ah bon ?

- Oui.

- Et quoi ?

- Ma meilleure amie. Tu m'as manquée Angie.

- Toi aussi Georg. Tu m'as manqué.

Il me prend encore une fois dans ses bras. Ce parfum, son parfum, ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas sentit. Il m'apaise, il donne presque envie d'être heureuse. Comme avant. Avant tout ça.












_______________________________________________Fin_du_premier_chapitre_____________*



Voila, le premier chapitre.
J'aimerais avoir tous vos avis.
Dites moi si vous aimez bien le début.


Kisu à toutes <3



S. E. E.





Pix: by me ( Don't Tuch )

# Gepost op donderdag 07 juni 2007, 15u09

Gewijzigd op donderdag 10 april 2008, 15u15

[C]hapitre II.

*
*



- Et... Tu dors ici ce soir ?

- Oui.

- Et les garçons ne sont pas avec toi ?

- Non. Ils sont rentrés chez eux. Je crois qu'on a tous besoin de revoir notre famille.

Je le regarde droit dans les yeux et répète le mot « Famille ? ».

- Oui, ma famille. Tu es ma famille.

Je ne sais jamais comment réagir dans ce genre de situation. Moi qui pensais avoir perdu la seule famille que j'avais il y a deux mois, Georg viens de me prouver le contraire.
Moi qui me sentais seule et abandonnée, j'ai été égoïste, parce que je n'avais pas pensé à Georg.
Il a pourtant toujours été la pour moi vous savez. C'est lui qui a payé mes premiers mois de loyers, parce que je n'avais pas encore d'argent a l'époque. Je pensais qu'il été parti il y a cinq mois, et qu'il ne comptait pas revenir. Mais encore une fois, je n'ai pensé qu'à moi et à mon malheur.

- Georg...

- Quoi ?

- Notre famille va s'agrandir.

Il se détache de moi et me regarde. Il a un regard perdu. Je crois qu'il a peur. Peur que ce qu'il pense soit vrai. Il doit se dire « Une épreuve de plus. ». Mais je ne le vois pas de cet ½il.
Ce bébé, c'est lui qui me l'a laissé. Comme si il savait qu'il devait partir, mais qu'il voulait me laisser quelque chose. Quelque chose qui lui appartient. C'est peut être une synthèse étrange, mais c'est ce que je pense.

- Tu es enceinte ?

- Oui.

- De...

- Léo oui. De qui d'autre ?

Je m'échappe de ses bras. Trop petit espace pour moi. Je marche dans la cuisine. Je sens toujours son regard me brûler le dos. Je vais dans le salon et m'assois sur le canapé. Je réfléchie, encore une fois je me demande ce que je vais faire.
Je pose mes coudes sur mes genoux et mets ma tête entre mes mains. C'est une position que j'ai énormément pratiquée ces derniers temps. La position des démoralisés.

- Tu restes combien de temps ?

- Je... Je repars dans trois jours.

- Jeudi. Tu repars jeudi. On peut presque dire que c'est une apparition éclaire.

- Je suis...

- Ne t'excuse pas. Tu as ta vie.

Je me lève et lui souris. Même si ce n'était pas un sourire sincère, c'était un sourire. Il cachait bien les apparences. C'était mieux comme ça. Je ne veux pas qu'il culpabilise de me laisser. Je le connais Georg, il culpabilise tout le temps pour rien.

- Et toi Georg, tu tiens le coup ?

Il ne me regarde pas. Il regarde un point derrière moi. Il est comme moi, il n'encaisse toujours pas le choc. Je sais que s'il n'est pas revenu avant, c'était pour ne pas se remémorer trop de souvenirs. J'aurais bien aimé fuir moi aussi, mais même pour ça, je n'étais pas assez forte.

- On fait comme on peut.

- Et... Et Gustav...

Je déglutis. Je n'avais pas prononcé ce prénom depuis plusieurs semaines. J'ai même essayé de l'effacer de ma tête, mais encore une fois c'est impossible. Et puis, ce n'est pas la faute de Gustav... Non, ce n'est la faute de personne. Si de cette folle. C'est de sa faute.
Pendant tous ces jours, j'en ai tellement voulu à Léo. Il était partit sans moi, il m'avait laissé derrière lui. Et il a laissé Gustav aussi. Et Georg. Je me suis mise à le détester, pendant un long mois je le détesté. Sans lui je ne pouvais pas vivre. Tout le monde le savait, c'est pour ça que ça fait un choc.
Cet incident n'est même pas apparu dans les journaux. Comme si c'était une histoire a cachée. L'histoire... Histoire sordide d'une hystérique jalouse. Une de ses folles qui se disent fan. Elle était jalouse, de moi. Parce que je voyais beaucoup les garçons. Puis, un jour où j'étais en ville avec Léo et Gustav, elle a prit sa voiture et a foncé sur moi. La seule chose qui a clochée, c'est que c'est Léo qui est mort en me sauvant.
Une larme commence a perlée sur ma joue. Si vous saviez comme je m'en veux. C'est de ma faute tout ça. Si je n'avais pas traîné derrière eux. Si j'avais été à côté d'eux. Si et si.
Depuis deux mois, je ne forme que des phrases composées d'un Si. J'en ai assez de ne vivre que sur des insinuations. Sur des choses qui ne seraient peut être même pas vrai. Mais je m'en veux, parce que j'aurais du être à sa place. Ca m'était destiné.

- Angie, ce n'est pas de ta faute.

Il me prend dans ses bras encore une fois. Ceux sont les premiers contacts physiques que j'ai depuis ce jour. Ce 11 janvier. Déjà soixante deux jours. Soixante deux jours de survies. Des jours d'horreur. Des nuits remplies de cauchemars. Des regrets et de la haine à longueur de temps. Des souvenirs, de la nostalgie. Tout ça en soixante deux jours.
Je suis devenue folle vous savez. J'étais enfermée ici, je ne voulais que personne ne rentre. Je dormais avec ses vêtements. Je mettais son parfum pour pouvoir m'endormir. J'ai détesté tout le monde, pour moi, tout le monde était coupable. Je n'ai pas fait les courses pendant deux mois, je suis restée cloîtrée chez moi. C'était ma nouvelle prison. J'ai tellement voulu que tout ça s'arrête. Oui, tellement voulu...

- Et Gustav essaie de tenir le coup. Comme toi et moi.

- ...

- C'était son cousin...

- Je sais.

Il sèche mes larmes, encore une fois. Encore et toujours. C'est souvent Georg qui était là quand je me disputais avec Léo. Ou Gustav. Oui, Gustav était un de mes meilleurs amis. Il l'était...
Je retourne vers les pâtes et regarde mes mains. Oh, non... Ca recommence...
Je les asperge de savon et les lave. Ca ne partira jamais. Ca me hantera toujours...

- Angie, calme toi, tu vas t'arracher la peau.

- Mais tu ne vois pas Georg ?

- Mais... De quoi tu parles ?

- Du sang... J'en ai plein les mains Georg.

Il me regarde. Il a peur, peur de moi. Il prend mes poignets et m'oblige à ôter mes mains de l'eau. Il ne lâche pas mes poignets, mais il me regarde droit dans les yeux. Il colle son front au mien et me fixe. J'entends que sa respiration est saccadée. Oui, il a peur.

- C'est fini. C'est fini. Fini.

Il n'arrête pas de répéter ça. Et je l'écoute en pleurant. J'écoute sa voix, comme si elle allait me conduire dans un monde meilleur. Mes larmes coulent. Il me dit que c'est bien de pleurer, que ça exorcisera mes pensées. La voix de Georg et grave, calme, toujours régulière. Elle m'apaise énormément. Je pense que sa voix à l'effet de calmant sur moi. Ca fait tellement de bien, que je ne vais plus pourvoir m'en passer. Mais comment est ce que j'ai fait pour passer cinq mois sans entendre le son de sa voix...

- Viens, on va se coucher.

- Mais... Les pâtes.

- J'ai pas faim. J'éteins le feu.

Il va vers la gazinière et éteint le gaz. Puis, il se retourne lentement vers moi puis il me fixe. Il ne fixe pas mon visage, mais mon corps.

- Dis Angie. Quand on est enceinte, on est censé grossir, pas maigrir.

Je regarde mon ventre et pose ma main dessus. C'est vrai que j'ai maigri. Ca n'aurait pas plu à Léo. Il me disait que si je maigrissais, je ressemblerais à un squelette. Il détestait tous ces mannequins qui faisaient quarante kilos.

- Je vais me coucher.

Je commence à marcher vers ma chambre. J'entre. Ma chambre est horrible. Elle est aussi triste que moi. Aussi désordonnée que ma tête. Elle est dénuée de couleur, comme mon c½ur.
Ma chambre me ressemble, vraiment.
Je marche lentement vers mon armoire et sors un pull. Son pull. Je n'aimais pas trop ce pull, mais lui l'adorait. C'était sa mère qui lui avait offert. Alors, il le portait souvent.
Je l'approche de mon visage et plonge mon visage dedans. Il sent encore son parfum. Je me déshabille et l'enfile. Il me va tellement grand. Je ne me rappelais plus que Léo était si grand. En même temps, sa mère ne savait même pas sa taille. J'ai toujours détestée sa mère. Une mère indigne, qui n'est même pas capable d'élever son enfant. Oui, je la déteste elle aussi.
Je m'approche de mon lit et m'allonge comme une masse. Je calle ma tête sur un coussin, mais je n'arrive pas a fermer les yeux. Je n'ai pas beaucoup dormis pendant deux mois. Dans tous mes rêves, je le vois. Je me sens mieux, mais dès que je me réveille, il n'est plus là. Ce me donne envie de sauter d'un immeuble.
J'entends des pas dans le couloir. Ca doit être Georg. Il passe sa tête dans la chambre et me sourit. Il vient vers le lit, il s'allonge. Mais il plis ses jambes, et il pose sa tête en face de mon ventre. Il fait toucher le bout de son nez sur mon ventre.

- Je suis sûr qu'elle te ressemblera.

- Je préférerais qu'il lui ressemble.

Je l'entends rire. C'est vrai que Georg a toujours voulu une fille et moi un garçon. J'avais oublié ce détail... J'en ai oublié tellement...


*Plusieurs heures plus tard.


- Allé, on dort.

- Oui.

Je ferme péniblement les yeux. J'ai sommeil. On a discuté des heures avec Georg. De tout, de rien, de la pluie, du beau temps. Mais pas de Léo. C'est peut être préférable. On attaquera cette conversation un autre soir. C'est peut être mieux pour notre moral. Pour le moment en tout cas. Ca fait du bien, si vous saviez comme ça fait du bien. Oui, Georg me donne envie de redevenir heureuse. Je crois que c'est le seul qui me donne envie de ça.













____________________________________________________Fin_Du_Chapitre_II___________*








Voila le deuxième chapitre. J'aimerais déjà vous remercier de vos commentaires.
Ca fait trop plaisir ( L )


J'espère que ce chapitre va vous plaire.
Je le poste maintenant parce que je ne reviens chez moi que Mardi.
Alors bon.


Voila, je veux tous vos avis. ( Qu'ils soient bon ou mauvais. )


Kisuuuuuuuu <3







Ah oui: L. O. V. E.

# Gepost op zaterdag 09 juni 2007, 04u44

Gewijzigd op donderdag 10 april 2008, 15u16

[C]hapitre 3

[C]hapitre 3
*
*



*Lendemain.

J'ouvre un ½il, puis l'autre. Je vois un Georg endormit à côté d e moi. Il a l'air tellement épuisé. Je jette un coup d'½il à mon réveil. Il n'est que 7h30. J'en ai assez, je n'arrive presque plus à faire de grasses matinées. Je me réveille tous les matins à cette heure ci. Parce que c'est a cette heure que Léo mettait son réveil à sonner. Je suis vraiment pathétique. J'ai l'impression de chercher les moindres petits détails pour faire comme s'il était encore là. Je cherche a me raccrocher a lui par tout les moyens. Il faut que j'arrête...
Je bouge un peu, ce qui fait réagir Georg. Il ouvre un ½il, puis sourit. Il encore plus attachant quand il dort. Je me redresse un peu, lui met son bras sur ma hanche et me pousse contre lui. Je crois qu'il veut que je dorme. Et je ne suis pas contre cet avis. Mes cernes parlent pour moi.
Je me pelotonne contre lui, enfoui ma tête dans son cou, lui pose sa main dans mon dos, passe son bras sous ma tête et se rendort.
Moi, je ne dors pas. Je n'y arrive pas. Mais je suis tellement bien là. Ma tête bouge au rythme de sa respiration. J'ai les yeux grands ouverts. Je ne peux pas les fermés, sinon je verrais Léo. Parce que Léo, Georg et même Gustav, ont la même odeur. Pas le parfum qu'on achète en magasin, mais l'odeur corporelle. Une odeur de talque et de lait. J'aime cette odeur. Vraiment.
La tête de Georg est calée sur la mienne. Je peux sentir son souffle chaud sur mes cheveux.
Je passe mon bras sur sa hanche, pour que ma main puisse atteindre son dos. Puis, j'agrippe son tee-shirt, le plus fort possible. Parce que j'ai l'impression que si je m'endors, il ne sera plus là à mon réveil. C'est peut être idiot et enfantin, mais c'est comme ça.
Je ferme enfin les yeux, je reste agrippée à son tee-shirt. Je suis bercée par sa respiration. Je pars, tout doucement aux pays des rêves. Dormir me fera du bien. Dormir dans ses bras me fera du bien.

Je tâte le lit à côté de moi, il y a un creux. J'ouvre les yeux brusquement, et repasse la main sur le vide qui c'était creusé à côté de moi. Je me lève, un peu trop vite peut être, parce qu'un petit vertige me prend. Je tombe a genoux. Ca m'arrive souvent. Ca arrive a beaucoup de monde il parait. Quand on se lève trop vite, on a un vertige. Moi, ils sont peut être un peu plus violent parce que je ne mange pas assez. Je n'en sais rien.

- Georg ? GEORG ?

Je hurlais, j'étais a genoux par terre. Je ne voyais rien. Comme si un voile noir c'était déposé devant mes yeux. Heureusement, cet état ne dure que quelques secondes sur moi.

- Angie ? Mais qu'est ce que tu fou par terre ?

Il m'attrape par le bras et me relève. Puis, je ne sais pas vraiment pourquoi, il me serres violement dans ses bras. Il me soulève, je ne sens plus le sol sous mes pieds.

- Hey Georg, je suis pas morte...

- Mais, pourquoi t'es par terre ? Tu m'as fait peur a m'appelé comme ça.

- Je croyais que... Que t'étais partit.

- Mais non. Je te l'aurais dis sinon.

- Oui....C'est vrai...Désolée...

Il me lâche puis me regarde. Je me triture les mains et regarde ailleurs. J'avais l'impression d'être une petite fille qui venait de faire une bêtise et qui attendait la sentence. Comme sentence, Georg ma pincé les joues... Je suis vraiment une enfant quand je suis avec lui...
D'un seul coup, je plaque ma main devant ma bouche et cours au toilettes. Je me penche sur les toilettes et vomis... Les nausées matinales, c'est vraiment horrible. D'un seul coup, je sens des mains me soulever les cheveux. Je vomis encore une fois. Puis, je m'assois à côté des toilettes sous le regard inquiet de Georg. Il tire la chasse avec dégoût et s'installe à côté de moi. Il me caresse le genou.

- Ca va ?

- Oui, c'est normal tu sais.

- Oui, mais ça me fait peur.

- Moi aussi.

Il rigole en me disant que j'ai toujours été peureuse. Il a bien raison. Je crois que Georg essaie de détendre l'atmosphère. Ou de se détendre lui. Il n'aime pas me voir malade. Mais là, ce n'est pas vraiment une maladie, c'est plutôt une bénédiction.

- Il est quelle heure ?

- Heu... 11h27.

- Merde.

Je me lève et cours dans la salle de bain. J'entre sous la douche et me lave vite fait. J'avais complètement oublié, mais je dois aller faire une échographie à l'hôpital. Et le rendez vous et dans 20 minutes. Je suis vraiment tête en l'air... Et puis, ce rendez vous est important pour moi. Le premier cliché de mon bébé. Une photo, une preuve de son existence. Et je vais savoir s'il va bien. Si à cause de ma dépression je ne lui ai pas fait de mal. Oui, ce rendez vous est vraiment important. Au bout de cinq longues minutes, je sors de ma douche et cours dans ma chambre. J'ouvre mon armoire et cherche n'importe quels fringues. Une salopette noire large avec un tee-shirt rouge fera largement l'affaire. J'enfile tout ça sous les yeux curieux de Georg.

- Pervers.

- Je ne te regarde même pas.

- Ca, c'est ce que tu dis.

- Tu n'es pas mon type de fille.

- Oui, tu préfère les blondes a grosses poitrine.

- Oui, voila.

On rigole. Ca fait du bien tout ça. Il me redonne un peu de joie de vivre. Je crois que dans ces deux moi, j'ai perdue toute ma joie et mon côté festif. Avant, j'étais la joie réincarnée, maintenant, je suis le malheur et la négligence. Tout a changé. Et je sais que si Léo l'apprenait, il serait terriblement triste.
La voie de Georg me tire de mes tristes pensées. J'enfile ma paire de Van's et pars vers la porte d'entrée. J'enfile ma sacoche et empoigne mon trousseau de clefs.

- Je vais à l'hopital. Je sais pas a quelle heure je vais rentrer. Dans plusieurs heures je pense.

- Pourquoi a l'hôpital ?

- Une échographie.

- Et ça dur plusieurs heures ?

- Non, mais je dois rendre visite a l'homme de ma vie.

Il me regarde et me souris. Il a tout de suite comprit ce que je voulais dire. Je lui souris et pars dans les escaliers. J'entends Georg hurler de prendre l'ascenseur pour une fois.

- Plutôt crever !

- A force de descendre les escaliers, c'est ce qu'il va se produire !

J'explose de rire. Ce qu'il est bête...Et flemmard. Oui, Georg est vraiment le gars le plus flemmard que je connaisse. Il peut dormir toute la journée, se lever, manger un truc et repartir dormir. Moi, je ne peux pas, c'est impossible.
Je sors mon MP3 de ma sacoche et met les oreillettes dans mes oreilles. J'appuis sur play et commence a écouter 'Help !' des Beatles. Le groupe le plus mythique de tous les temps je pense. Je chante en pleine rue. Je connais les paroles par c½ur. Les paroles de cette chanson me concernent presque directement. Je retrouve ma situation.

- And now my life has changed in oh so many ways, (Et maintenant ma vie a changé à plusieurs niveaux)
My independence seems to vanish in the haze. (Mon indépendance semble avoir disparu dans la brume )
But every now and then I feel so insecure, ( Mais de temps en temps je me sens tellement en insécurité )
I know that I just need you like I've never done before.. (Je sais juste que j'ai besoin de toi comme je n'en ai jamais eu besoin avant.)


Quand je lève les yeux, je vois l'entrée de l'hôpital. Je n'ai pourtant écoutée cette chanson que trois fois d'affilé. J'enlève mes oreillettes et entre a contre c½ur dans l'hôpital. J'entre a peine dans le hall que cette impression de mort me reviens. Je demande le service pédiatrie et je cours presque dans l'immeuble d'a côté. Une fois là bas, je respire. Ici, c'est une odeur d'enfant qui règne. C'est beaucoup mieux. Je m'avance vers une infirmière. Elle est grande et blonde, elle me fait un peu peur. Elle a l'air sèche et peu enjouée. Je crois que cette échographie va être plus longue que prévue.


*Ellipse de 30 minutes.


Je ressors de l'hôpital, avec la 'photographie' dans les mains. Je la regarde dans tous les sens. Je ne vois rien. Je ne sais pas comment elle a fait pour savoir ou été sa tête, parce que moi, je ne vois absolument rien. Elle a eu beau m'expliquer trois fois, je ne vois toujours rien.
Je m'arrête de marcher, je suis sur l'avancée en pavé de l'hôpital. Je fixe la photo et arrête de la bouger dans tous les sens. Je crois que je commence à me rendre compte que sur cette photo, il y a mon bébé. Notre enfant. D'un geste purement naturel et non prémédité, j'amène la photo vers ma bouche et l'embrasse. Et je souris. Un sourire à m'en déchirer les lèvres. Je crois que je viens d'éprouver un sentiment heureux. Vraiment heureux.
Un rayon de soleil vient de percer les nuages, et atterrit sur ma main.

- Tu vois mon bébé, ton papa est fier aussi.

Je marche d'un pas enjoué vers le cimetière. Il est temps d'aller le voir. Je n'y suis pas allée depuis plus d'un mois. Non, j'étais trop occupée a lui en vouloir. Je marche en pensant a lui, a eux. Je n'arrête pas de me dire que Léo nous voit. Ca me parait ridicule, parce que je ne crois pas du tout en Dieux. C'est un mythe pour moi. Un mythe auquel se raccroche les gens perdus, un peu comme moi.
Je marche pendant un bonne demi heure, je ne me rappelais pas que le cimetière était si loin.
J'empoigne le barreau de la grille verte qui ferme l'entrée. Je la pousse et elle grince. Comme avant. J'entre par le petit passage que je viens de me frayer. Je vois Alain, le garde du cimetière. Il arrose les plantes des tombes. Il dit que c'est dommage de les laissés mourir.

- Oh, Mademoiselle Angélique. Ca faisait longtemps !

- Oui, j'avoue.

- J'ai arrosé les plantes.

- Merci beaucoup.

Il me sourit, je crois qu'il remarque que je vais mieux. Alain était là, chaque jour ou j'allais voir Léo. J'ai beaucoup parlé avec lui. De tout et de rien. Il venait me réveiller quand je m'endormais sur le banc qui est en face de sa tombe. Il ne me disait rien, appart qu'il allait faire froid. Pas de jugements, pas de blâmes. Rien.
J'arrive en face de sa Tombe. Il y a toujours les plaques qu'ont lui a achetés. Celle de Gustav, celle des jumeaux, celle de Georg, et la mienne. « A mon mari que j'aime plus que tout au monde. ». Je me rappel que le vendeur avait été surpris, parce que je n'avais que 17 ans. Mais je m'en fichais.
Je me pose a genoux devant lui. Enfin, devant sa tombe. Je regarde les plantes qui l'encerclent, elles sont bien arrosées. J'émets un petit sourire soulagé. On s'occupe de lui, même quand je ne suis pas là.

- Coucou mon amour. Ca fait longtemps hein ? Je suis désolée de ne pas être venue avant. J'étais...Occupée. Tu me manques tu sais. Je ne supporte plus de ne pas entendre ta voie. C'est très dur. Mais Georg est revenu. Il pense fort à toi aussi. Et tu veux que je t'annonce une grande nouvelle ? Tu vas être papa. Je suis sur que tu es l'ange le plus heureux du ciel maintenant.

Je ris toute seule. Ca me fait du bien de lui parler, même si je sais qu'il ne m'entend pas.


*Ellipse de trois heures.


- Mademoiselle Angélique ?

Je sens quelqu'un me secouer. J'ouvre les yeux et vois Alain qui me sourit. Je me redresse doucement. Je regarde autour de moi, je suis au cimetière. Je me suis encore endormie sur le banc. Je me lève, aidée par Alain.

- Encore une fois merci.

- De rien Mademoiselle.

Il me sourit et repart je ne sais où. Je crois que ce cimetière c'est un peu comme ça maison. Je trouve ça étrange.
Je m'assois sur le rebord de la tombe et lui parle, encore un peu.

- Tu veux que je te chante notre chanson ? D'accord.

Je tousse un peu, et je commence a fredonner l'air. Tout ça me rappel nos souvenirs. Quand on chantait cette chanson, quand on jouait, quand on s'amusait, quand on faisait l'amour, quand on ne faisait que se regarder, quand on se comprenait sans un mot, quand il était encore là, tout simplement. Je commence à chanter, mais ma voie est brisée par les larmes. C'est pas grave, je continue, il détestait quand je m'arrêtais en pleine chanson.

- Angie, you're beautiful, but ain't it time we said good-bye?
Angie, I still love you, remembers all those nights we cried?
All the dreams we held so close seemed to all go up in smoke
Let me whisper in your ear:
Angie, Angie, where will it lead us from here?
Oh, Angie, don't you weep, all your kisses still taste sweet
I hate that sadness in your eyes
But Angie, Angie, ain't it time we said good-bye?


Je finis par fonder en larmes. Il n'était pas encore temps de se dire adieux tu sais Léo. Ce n'est qu'une chanson...
Je me lève, je caresse du bout des doigts les lettres d'or qui ornent sa tombe et je lui dis au revoir. Je commence à marcher en direction de mon appartement. Quand j'arrive enfin devant, je vois un bus. Je ne comprends pas tout de suite, je le contourne, puis m'arrête devant. Tour Bus ? Tokio Hotel ?
Je fronce les sourcils et monte mes escaliers le plus rapidement possible. Georg doit partir demain, pas aujourd'hui. Ils ne peuvent pas me l'enlever encore une fois.
Quand j'ouvre la porte, Georg me saute dessus sans même que j'ai le temps de le voir.

- Tu étais où ? Tu ne m'avais pas dit que tu revenais aussi tard.

- Je...Désolée.

Je renifle une odeur pas familière. Une odeur de bonne nourriture bien cuisinée. Je souris à Georg. Il a fait la cuisine. Je cours dans celle-ci, avec un air enjouée.

- Bonjour.

Je me stoppe net. Mon visage se décompose. Qu'est ce qu'il fait là ?
Georg entre dans la cuisine et il me regarde. Il expire bruyamment. Dans son langage, ça veut dire « Trop tard ». Je regarde cet 'étranger' de haut en bas. Il n'a pas changé. Non, il n'a pas changé. Si, peut être que son visage est plus blanc et plus terne qu'avant. Et ses yeux. Dans ses yeux il n'y a plus l'innocence qu'il y avait avant. C'est dommage.

- Je n'ai pas envie de le voir.

Je ressors de la cuisine en claquant la porte. J'entre en fracas dans ma chambre, et me jette sur mon lit. J'enfouis ma tête dans le coussin de Léo et pleure. Encore une fois. Je me remets à le détester. Il vient me prendre Georg maintenant. J'entends ma porte s'ouvrir. Je ne regarde qui c'est, par peur de le voir peut être.

- Ange...

C'est bien lui. Je me lève et le regarde. Je le regarde avec toute la haine dont je suis capable. Je sais qu'il le sent. Son visage s'attriste, il ne me regarde plus. Je passe a côté de lui, en prenant bien soin de ne pas le toucher. Il met sa main sur mon bras. Je la repousse machinalement.

- Ne me touche pas. Plus jamais.

Il me regarde encore une fois. Je pars en ne prenant rien avec moi. Je commence à courir dans mon couloir quand je butte dans quelque chose. Je regarde. C'est un carton. Je fais un tour sur moi et même en scrutant tout ce qui m'entoure. Il y a des dizaines de cartons autour de moi.

- Georg...

Je vois Georg accourir vers moi. Il me regarde d'un air coupable.

- C'est quoi... Tout ça.

- Je... Tu viens avec nous. Je ne veux pas te laisser là.

- Mais...Non...

- Je suis désolé Angie, mais je ne te laisse pas le choix.

Et il repart, comme il venu. Je ne comprends plus rien de ce qui se passe. Je suis totalement perdue. Mes larmes commencent à couler, moi je cours jusqu'à ma porte d'entrée. Je l'ouvre à la volée et dévale les escaliers. Je me retrouve dehors en moins de temps qu'il faut pour le dire.

- Angieeeeeee !

Je me retourne et vois petit Tom qui me court après.

- Je reviens P'tit homme.

Il se stoppe et me dit okay. Je continue à courir dans les longues rues pavées de paris. Le rayon de soleil de tout à l'heure à laisser place à un énorme nuage gris. Est-ce que le ciel change selon mes humeurs ? J'arrêtes de courir et ris. Je suis seule mais je m'en fiche.
Je continue a pied, je suis bientôt arrivée.

- Vous êtes revenue mademoiselle ?

- Oui, j'avais besoin d'un peu de solitude.

- Oui, ça fait du bien la solitude.

Il rit et il repart. Je crois qu'il vit un peu trop dans la solitude. Il est tout le temps seul ici. Ca me rend triste. Je marche vers sa tombe et m'installe sur le banc d'en face. Je lève la tête et regarde le ciel. Je crois qu'il va bientôt pleuvoir.

- Ange.

Il m'a retrouvée. J'étais sur qu'il allait venir ici.

- Ne m'appel pas comme ça. Il n'y avait que lui qui m'appelait comme ça.

- C'est faux. Je t'ai toujours appelé comme ça.

Je le regarde. Son teint est livide. Il est fatigué, je pense qu'il a couru. Il s'installe à côté de moi et fixe la tombe de Léo.

- Il me manque tu sais.

Je ne lui réponds pas, je pense que la réponse est trop évidente. Je le hais. Comment peut il osé venir ici.

- Vas t'en.

- Pourquoi ?

- Parce que tu n'as rien à faire ici.

- Oh.

Je ne le regarde pas. Parce que je sais que si je le regarde, je vais craquer. Mais je ne veux pas. Oh non, je ne veux pas. Reporter ma colère sur lui me fait du bien. Ca m'évite aussi de reporter ma colère sur Léo. S'il savait que je réagis comme ça, il me blâmerait sûrement.
Il commence a se lever du banc et à partir. Je le regarde partir. Il fait toujours des petits pas quand il marche. Il est pourtant bien plus grand que moi. D'un seul coup, il se retourne et me regarde droit dans les yeux.

- Je veux que tu m'expliques.

- Comment ça ?

- Pourquoi tu t'en prends à moi comme ça.

- Tu veux savoir pourquoi je ne veux pas te voir ?

- Oui.

Je ris. Un rire jaune, un rire qui passe mal, une de ces rires qui sonnent faux et qui donnent mal à la george.

- Tu veux savoir pourquoi ? Parce que tu l'as tué. TU AS-TUE LEO.

Il me regarde et écarquille les yeux. Une larme perle le long de son visage rond. Le fait qu'il ressemble à un enfant s'accentue encore plus à cet instant.

- Comment est ce que tu peux dire ça... C'était mon cousin...

Ca voix est faible, il peine à prononcer ces mots. D'un seul coup, je me sens mal. Je plaque ma main sur ma bouche et baisse les yeux. Comment est ce que j'ai pu dire une chose pareille ? Je crois que la tristesse me rend méchante et mesquine. Ca ne me va pas du tout. Ce sont des personnalités que je ne connaissais pas avant.

- Pourquoi est ce que tu me dis ça ? parce que cette folle dans la voiture était fan de moi ? Parce que c'est à cause de moi si elle à voulu te tuer ? Et c'est de ma faute si Léo c'est interposé ? C'est ça ?

- Gustav...Je...

- Non, ne dis rien. C'est bon, j'en ai assez entendu. Mais ne crois pas que tu es la seule a souffrir Ange. Tu n'es pas la seule. Alors, arrête d'être égoïste. Maintenant rentre, Georg t'attend. Il était inquiet.

Il fait un demi tour et repart. J'ai toujours la main plaquée sur ma bouche. Je me sens pitoyable. J'entour mon ventre d'un de mes bras et tombe à genoux par terre.

- Je... Je suis désolée...




















___________________________________________________________Fin_Du_Chapitre_III___*







Voilaa, j'espère que ça vous plait. Le chapitre est un peu (trop) long.

Merci pour vos coms. Ca fait vraiment plaisir <3

cette fic est écrite pour vous plaire ( bon pour me palire aussi xD )


Sur ce, Lachez vos coms parce que je mettrais la suite quand je jugerais qu'il y en a assez.




Kisu tout le monde.






Ah oui: L. O. V. E.___T. H. A. T.

# Gepost op woensdag 13 juni 2007, 14u30

One Shot.

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Vous raconter mes souvenirs avec elle ? Si vous avez du temps, je peux tout vous dire, parce que je me rappel de tout en détails.
La première fois que je l'ai vue, c'était il y a cinq ans. Le 2 juillet 2003. Il faisait chaud. Oui, ce jour là, on avait atteins les 33°. C'était énorme. C'était aussi l'époque de la fête foraine. Elle adorait cet endroit. Ca sentait la barbe à papa et les chichis.
Elle aimait dépenser tout son argent dans la nourriture de la fête foraine. Moi, quand je l'ai vue pour la première fois, elle m'avait renversé un granita sur les pieds.
Je ne me rappel pas du parfum, mais je me rappel de son expression. Elle avait les yeux aussi ronds que des billes. Ses yeux verts, comparables à des émeraudes.
Elle avait plaquée machinalement sa main sur sa bouche, qui était grande ouverte. En a peine cinq minutes, elle a du s'excuser au moins cinquante fois.
Du premier coup d'½il, je l'ai trouvé drôle. Le destin nous a fait rencontrer, et je crois que je ne l'en remercierais jamais assez.
A partir de ce 2 juillet, ma vie sociale se résumait à elle. Elle était devenue ma confidente, ma meilleure amie et une petite s½ur. Elle m'a fait faire un énorme travail sur moi-même.
On a était ensembles oui. Mais après tout, quand on a seize ans, on découvre la vie. Et elle est moi, on voulait la découvrir ensembles. Oui, je voulais tout découvrir avec elle, et je crois que c'était vraiment réciproque.
Je passais toutes mes journées avec elle, j'ai appris à jouer de la guitare, juste pour elle.
Juste pour entendre sa voix sur mes mélodies. Oui, juste pour elle.
Sa voix me manque vous savez. Oh oui, elle me manque.
Et ses yeux, j'en rêve la nuit. Je les vois dans mon sommeil. Ses beaux yeux verts. Je me rappel que je l'ai comparé à des émeraudes, et elle me répondait toujours « Ils ne valent pas aussi cher. ». Pourtant, ils valaient tellement plus. Oui tellement plus.
A dix huit ans, on c'est installé ensembles, sous la bénédiction de nos parents. Ils savaient que ce qui nous liés était bien au dessus de l'amour. C'était... L'éternité. Oui, l'éternité nous liés. Quand je repense au bordel qu'elle semait dans l'appartement. Quand on dit que les garçons sont bordéliques et pas soigneux, c'est que vous ne la connaissiez pas.
Il n'y a qu'une chose auquel elle prenait soin. C'était ces disques. C'est disques, ses trésors.
Ils étaient tous rangés dans un meuble spécial. Ils n'avaient aucunes rayures, ils étaient tous dans leurs boîtiers d'origine, et possédé leurs livrets. Oui, c'était bien la seule chose.
Parce que quand on voulait aller dans sa chambre, il fallait déjà pouvoir entrer. Il y avait la première pile de fringues derrière la porte. Alors, selon les semaines, elle dormait avec moi parce qu'elle n'arrivait pas a entrer dans sa chambre. On a même du démonter la porte une fois.
Je l'accusais de mettre plein de fringues derrière sa porte pour venir squatté mon lit. A chaque fois que je lui disais ça, elle riait. Son rire, ce que je l'aime. Il est magnifique et communicatif. Je me remémore tout le temps son rire. Parce qu'il m'apaise, quand je ne vais pas bien, il m'apaise. C'est bien la seule chose qui peut encore m'apaiser.
C'était une enfant, un peu trop naïve peut être. Mais tellement adorable. Elle me faisait rire quand elle défilé avec les fringues qu'elle venait d'acheter. Elle marchait vers moi, faisait un tour sur elle-même, faisait voler ses cheveux autour d'elle et repartait dans sa chambre pour me faire montrer les autres.
Ses cheveux. Oui, ses longs cheveux blonds. Sur tous mes vêtements, j'en retrouvais. Je ne sais pas comment elle faisait. Elle, elle me disait qu'elle me prenait mes fringues quand je dormais et qu'elle se roulait dedans. Elle me faisait tellement rire. Dans la salle de bain, on avait beau laver presque tous les jours, il y avait toujours une multitude de cheveux qui jonchaient sur le sol. La salle de bain. Là aussi c'était un bordel monstre. Des habits à elle, partout. Même dans la baignoire.
On avait deux petites étagères. Normalement, c'était une chacune. Puis, aux fils des semaines, elle à emprunter un de mes tiroirs.
Il y avait des tonnes de maquillage dans son armoire. Le pire, c'est qu'elle ne s'en servait jamais. Elle ne se servait que de son crayon noir et son fard a paupière blanc. C'est tout. Et pourtant, elle avait deux tiroirs remplis de maquillage.
Et ce qui était drôle, c'est de la voir se maquiller. Je m'asseyais souvent sur la baignoire, et je la regardais se maquiller. Ca finissait toujours par un crayon dans son ½il, ou du fard a paupière dans la bouche ou par terre. Elle ne savait pas du tout se maquiller, c'en était comique.
Vous savez, quand je vous disiez que notre vie sociale se résumait a nous, c'était la vérité. Pendant plus de deux ans, je ne vivais que pour elle. Je ne connaissais personne d'autre. Pour moi, connaître quelqu'un, c'était la connaître comme je la connais. Ce qui était totalement impossible. J'ai bien essayais d'avoir quelques copines, mais sans succès, elles étaient toutes jalouses de Jude. Je ne faisais jamais rien pour les retenir, parce que pour moi, elles n'arrivaient pas à sa cheville. Jude était trop parfaite. Tous ses petits défauts la rendaient parfaite.
Je me rappel du jours ou elle est venu me parler de lui. Lui, Adrien. J'ai tout de suite détesté son prénom. Je ne sais même pas pourquoi. Ce jour là, Jude est venue dans ma chambre, elle c'est allongée a côté de moi et elle m'a simplement dit « Je crois que je suis amoureuse. ».
Cette révélation ne m'avait pas surpris. Non, parce que je savais qu'un jour, ça arriverait. Vous savez, je ne l'ai jamais empêché d'aller dehors et de voir des gens. Non, jamais, c'était elle qui me disait toujours que je lui suffisais. Alors, je me suis toujours dis que ce n'était pas de ma faute si nous n'avions pas d'amis.
Mais je m'en foutais, je vivais très bien sans amis.
Ce jour là, il faisait froid, je m'en rappel. Nous étions collés au radiateur de ma chambre. Après m'avoir dit ça, nous n'avons pas parlé pendant de longues minutes.
Ce n'était pas un silence pesant, non, plus reposant. Puis elle m'a dit « Joue ma chanson. », alors j'ai pris ma guitare et j'ai joué son morceau. Cette chanson, mon dieu ce qu'elle pouvait l'aimer. C'est la première chanson que j'ai apprise à la guitare.
Maintenant, je la connais tellement par c½ur, que je peux la jouer les yeux fermés. Je peux la jouer simplement portée pour sa voix. J'ai commençais a jouer les premiers accords, alors elle est venue se coller a moi. Et elle a chantée. Je me rappel encore parfaitement de ce chant. Parce que ce jour là, on aurait dit le chant d'une sirène. Vous connaissez le mythe. Les sirènes avaient un chant tellement envoûtant qu'elles chantaient pour entraîner les marins dans la mer.
Et bien là, c'était pareil. Si elle m'avait demandé de me tuer pour elle, je l'aurais fait tout de suite. C'était idiot, mais c'était comme ça. Je me rappel encore, je chante souvent cette chanson...
« Hey Jude, don't make it bad. Take sad song and make it better. Remember, to let her into your heart. Then you can't start and make it better... »

Cette chanson, je l'ai dans la peau. Vous savez, c'est ce genre de chanson qui vous fait battre le c½ur à cent à l'heure et qui vous trotte dans la tête a longueur de temps. Avant, je voyais cette chanson comme ça. Maintenant, c'est une obsession. Je ne pense qu'a cette chanson, dans mes rêves, dans mes cauchemars, il y a cette chanson. Elle est partout dans mon esprit. C'est comme si Jude me laissait ce message tous les jours. Oui, tous les jours.
Le temps passait, et elle était toujours avec cet Adrien. C'était censé être le bonheur parfait. L'amour, le vrai. Je peux crier haut et fort que j'étais jaloux. Oui, mais je ne lui disais pas. Loin de moi l'idée de la faire souffrir. Mais un jour, elle est venue dans ma chambre, elle c'est allongée sur mon lit. Et comme à notre habitude, j'ai joué et elle a chantée.
Sauf que sa voix, sa voix était d'une tristesse inégalable. Le chant m'a brisé le c½ur. Elle caché quelque chose, mais elle refusait de me le dire.
Mais, je l'ai trouvé. Je la connais par c½ur. Je connais tout. Elle essayait de me cacher un bleu. Ce connard l'avait frappé. C'est elle qui m'a retenu, moi, je l'aurais tué.
Elle m'a dit qu'il n'avait pas fait exprès. J'ai fait comme elle a voulue. Si vous saviez comme je regrette. Si vous saviez comme je m'en veux...
Quand elle revenait à la maison, elle revenait avec de nouveaux bleus. Elle me disait qu'elle tombait tout le temps. « Je suis vraiment maladroite hein ? ». Et elle riait. C'était un rire non franc, un faux rire. Ca ne lui ressemblait pas. Il était entrain de la détruire peu à peu. Et je restais impuissant. Un soir, elle n'est pas rentrée. C'était la première fois.
J'ai essayais de lui téléphoner, mais elle ne répondait pas.
J'étais inquiet, tout seul dans l'appartement, je devenais fou. Je tournais en rond, quand j'essayais de jouer sa chanson, je faisais tout le temps des fausses notes.
C'était la première fois que je faisais des fausses notes sur sa chanson. J'ai su qu'il c'était passé quelque chose. C'est alors que le téléphone a sonné.
Oui, je me rappel très bien de ce moment. Oui, je m'en rappel. Au même moment, il y a eu un énorme coup de tonnerre. Jude a peur de l'orage vous savez.
Quand j'ai répondu, avec beaucoup d'appréhension, c'était Jeanne, la mère de Jude. Je me rappel de tout les mots qu'elle ma dit, comme si c'était hier. « Jude est à l'hôpital. Quelqu'un la battue a mort... Théo... Viens vite, je t'en supplie. ». Voilà, c'était mots pour mots ce qu'elle m'a dit.
Je ne me rappel plus de rien après. Du moins, jusqu'à mon arrivée a l'hôpital. Mais la période entre le coup de fil et mon arrivée a l'hosto, c'est le trou noir. Je crois que je suis devenu fou pendant ce lapse de temps.
Elle était belle Jude. Avec ses cheveux blonds éparpillés sur le coussin du lit. Avec tout ce blanc autour d'elle, elle ressemblait à un ange. Mon ange.
J'ai veillé toute la nuit. Elle c'est réveillée, une seule fois. Les dernières paroles qu'elle a prononcées étaient pour moi. « Je t'aime Théo. Tu es le seul qui compte. Mon grand amour. ». Mais avant d'arriver au matin. Elle est partie. Elle m'a laissée.
Je suis resté des heures à côté de son corps sans vie. Oh oui, j'y suis resté des heures. Je l'observé, je lui parlais, je lui jouais de la guitare. Vous savez, ce qui m'a le plus frustré, c'est que n'ai pas pu lui dire au revoir. Elle ne m'en a pas laissé le temps. Non. Elle ne m'en a pas laissé le temps.
C'est comme ça qu'on fait des erreurs. Mais pour ma part, ce n'était pas une erreur, c'était normal. Le lendemain, j'ai été voir Adrien. Et je l'ai battu, à mort. Et j'en suis fier. Si vous saviez le poids qui c'est ôté de mon esprit ce jour là. A chaque coup que je lui portais, je revivais. Je riais. Son dernier souffle. Je m'en rappel parfaitement aussi. Oui, j'ai observé avec attention son dernier souffle. J'y ai même pris plaisir.
Beaucoup appellerons ça un crime passionnel. Moi, j'appellerais plutôt ça la justice.
Ici, je me sens mal vous savez. Ma cellule est petite. Je la connais par c½ur, puisque ça va faire un an que j'y suis. C'est long un an. Mais je suis heureux, parce que je peux jouer de la guitare. Je joue ta chanson a longueur de temps tu sais Jude. Mais, il est temps de te rejoindre non ? Je savais bien que les cordes de cette guitare me seraient utiles un jour, oui, je le savais. Je vais venir te voir Jude. Au paradis, on sera ensembles. Tu me manques tellement Jude.


« Hey Jude, don't be afraid. You were made to go out and get her. The minute you let her under your skin, then you begin to make it better. And anytime you feel the pain, hey Jude,
refrain, don't carry the world upon your shoulders. For well you know that it's a fool who plays it cool by making his world a little colder. »








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A N N E O N I M__A__G A G N E E.

J E__ S U I S__ T O U T__ S I M P L E M E N T__ H E U R E U S E.

O U I__ H E U R E U S E.

P A R C E__Q U E__ S O N__ T A L E N T __ E S T __P E R S O N N E L__ E T__ I N C R O Y A B L E.

E N C O R E__ U N E__ F O I S__ B R A V O.








Et merci pour vos commentaires et vos avis. merci.




Pix: by Me Of me. ( Don't tuch. )
je pourrais presque faire partie des Beatles avec cette tête ^//^

# Gepost op woensdag 13 juni 2007, 15u51

Gewijzigd op donderdag 10 april 2008, 15u16